Renault a dévoilé un concept qui fait renaître la R8 Gordini de 1964, transformée en coupé électrique à propulsion avec le moteur logé à l'arrière, comme sur l'originale. La belle bleue s'affichera au Mondial de l'Auto de Paris du 12 au 18 octobre, avant de rejoindre les collections de la marque. Aucune version de série n'est prévue, pas même une petite édition limitée.
La Gorde version 2026
Le clin d'oeil est assumé jusque dans le surnom, puisque La Gorde est inscrite sur le ciel de toit. La carrosserie en carbone reprend le bleu de France, revu avec des reflets nacrés, les deux bandes blanches peintes, et non de simples adhésifs, ainsi que les six phares ronds qui faisaient l'identité du modèle d'origine. Par contre, exit les quatre portes : le concept est un coupé strict à deux places, long de 4,12 m et large de 1,88 m, soit presque 40 cm de plus que la voiture de 1964. Le dessin a été choisi parmi plus de 300 croquis proposés en interne par les équipes de design de Renault.
270 ch, zéro écran tactile
Sous cette robe, un moteur électrique de 270 ch entraîne les roues arrière, un chiffre à comparer aux 95 ch de la version 1100 de 1964, portés plus tard à 110 ch avec le moteur 1300. Renault ne donne d'ailleurs ni la capacité de la batterie ni le poids. On est là sur un pur exercice de style, pas sur un prototype qui devrait un jour rouler sur route ouverte. Dans l'habitacle, Renault a marié le velours, le cuir bleu nuit et l'aluminium brossé sur des baquets équipés de harnais Sabelt. Pas de grand écran tactile ici : vous retrouvez des commandes physiques et des cadrans à aiguilles, ce qui ne court franchement plus les rues en 2026.
C'est le musée qui la récupère
Vous l'aurez compris, cette R8 Gordini ne sera jamais vendue. Après sa présentation et un passage sur les Champs-Élysées, elle sera exposée au Mondial de l'Auto sur le stand de la marque, puis elle rejoindra le futur musée Renault de Flins, dont l'ouverture est annoncée pour début 2028. Le scénario rappelle la R17 électrique dessinée avec Ora Ïto. Elle non plus n'avait pas dépassé le stade du concept après le Mondial 2024.
On en dit quoi ?
C'est un peu dommage en fait. Renault a prouvé avec les R5 et R4 électriques que le rétro se vend très bien, et la marque a même validé une série limitée à 1 980 exemplaires pour le 5 Turbo 3E, pourtant bien plus extrême. Ce coupé Gordini avait tout du candidat idéal pour une production courte, quitte à la facturer au prix fort. Du coup, voir un si joli travail partir directement derrière une vitrine de musée, c'est un tristoune.